Si vous êtes parent d’un enfant qui s’apprête à entrer à la maternelle ou qui en est à ses premières années à l’école primaire, vous êtes selon moi dans les plus belles années de la relation « parent-enfant-école ». Je me rappelle les automnes où, dans l’air frais, et ma fille et moi marchions pour nous rendre à son école, la première journée de l’année. Elle, avec son sac d’école et sa boîte à lunch tout neufs. Moi, avec mon café et ma caméra.
La tradition chez nous, c’est que la grand-mère paternelle lui achète un nouvea sac d’école et une nouvelle boîte à lunch tous les débuts d’année. Cela adoucit le choc d’entrer à l’école quand c’est avec des articles neufs, n’est-ce pas? Je me rappelle comment j’adorais, plus jeune, le début de la nouvelle année scolaire pour la simple et bonne raison que nous achetions de nouveaux articles.
Si vous avez un enfant qui semble réticent à faire son entrée à l’école, je vous invite à vous questionner sur la représentation de l’école qui est faite dans votre entourage. Est-ce que des gens qui ont une influence sur lui font « tout un plat » de son entrée à l’école? « Ouach, l’école qui recommence, tu dois être triste? » Ou « Tu dois avoir hâte aux vacances, hein, la petite? » Ou « Chanceuse, l’école est finie. » Il ne s’agit que de remarques plus ou moins directes, au passage. Mais peut on s’imaginer que des dizaines de remarques « au passage » font du chemin à la longue? Consciemment ou non, des gens de votre entourage font peut-être voir l’école comme une bête pas très agréable à affronter.
Les enfants sont des éponges. Ils voient et entendent tout. Même quand vous croyez qu’ils n’écoutent pas. Et ils se font ensuite leur propre idée. Bien que nous aimerions croire que nos parents et amis ne le font pas volontairement ou méchamment, les commentaires au sujet de l’école ont un impact important sur la vision qu’en aura notre enfant.
Il faut, en plus, faire attention de ne pas laisser notre propre expérience négative influencer notre enfant. Surtout si, personnellement, nous n’avons pas tellement apprécié l’école, par exemple.
Ou si nous-mêmes avons été plus ou moins encouragés par nos propres parents. Il est impératif de corriger le tir et de faire en sorte que notre enfant soit imprégné d’une image positive de l’école.
Je ne cache à personne que je n’étais pas un grand fan de l’école, mais ne tentez pas de convaincre ma fille de cela. Elle croit que je suis un « mordu de l’école ». J’ai tout fait en mon pouvoir pour lui démontrer les avantages et l’importance de l’école. Et non seulement en sermons, mais en exemples concrets. Comme lors de longs congés, je lui propose de l’aider avec des travaux de rattrapage. Pas facile? Que non. Mais en échange d’un gros boni sur la paie, disons que ça motive à mettre de côté les jeux vidéo!